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Il serait bien illusoire de vouloir decrire en quelques lignes tout le vecu de ces 7 jours de marche de retour depuis de camp de base que nous avons quitte, Johan et moi, ce dimanche 12 avril, jusqu’a Besisahar. A defaut de sommet, le tour complet du Manaslu nous aura donne a nous deux pleine satisfaction. Dans un premier temps, nous sommes d’abord descendus dans la vallee de Samagaon. Apres avoir passé pres d’un mois les pieds dans la neige, quelle sensation agreable de retrouver la verdure, la foret, ecouter les oiseaux et revoir la population locale. Nous remonterons ensuite vers le nord, traverserons le joli village tibetain de Samdo (3800m). De la, nous attend ensuite la longue et rude montee du col du Larkya pass (5100m). Au hameau de Dharamsala (4600m), une vieille batisse en pierre , abandonnee et ouverte au vent et au froid, nous servira de bivouac rudimentaire. Enfouis dans notre sac de couchage, par moins 10 degres, nous attendrons le lendemain les premiers rayons de soleil pour nous rechauffer et poursuivre la montee. Le passage du col enneige est eprouvante mais magnifique. De l’autre cote, l’itineraire plonge sur la vallee de la Dudh Khola. D’autres montagnes jusqu’alors invisibles surgissent ca et la : le Cheo Himal tout proche, le Himlung Himal ou encore le Kang Guru. En deux heures, nous perdons vite de l’altitude. Vers 3600 m, a la confluence de trois gigantesques glaciers, protégée par une moraine, une plaine sablonneuse abrite le petit hameau de Bimthang. Dans ce décor pittoresque, nous sommes acceuillis a bras ouverts par une famille Gurung . Moments de partage lors du repas pris ensemble dans la cuisine, a meme le sol, pres du feu de bois et a la chandelle, pour deguster le milk tea et manger le delicieux dal bhat. Nous resterions bien ici quelques jours, mais notre route se poursuit. Apres un lever de soleil grandiose sur la face nord-ouest du Manaslu, nous quittons ce havre de paix et de quietude. Traversee du torrent debouchant du glacier, puis rentree dans une splendide foret d’epiceas. Les premiers rhododendrons rouges apparaissent aussi.
Voici Tilje (2300m), autre village Gurung ou nous faisons une halte supplementaire. L’impression de se transporter au Moyen-Age… Vue impregnable encore sur de hautes montagnes , le Phungi et le Mansiri Himal.
Le lendemain, quatrieme jour de marche, l’ambiance change . Autant les trois premiers jours de marche se sont faits sans rencontrer ame etrangere, autant maintenant, après le franchissement d’un authentique pont suspendu , a Dharapani, nous retrouvons le chemin qui se situe sur le tour des Annapurnas, plus frequente et longeant la Marsyandi river. C’est le retour a une certaine forme de modernisme : de nombreuses lodges sillonnent tout le parcous offrant de multiples commodites aux trekkeurs. Nous regrettons deja cette ambiance exceptionnelle vecue dernierement. Nous marchons plein sud maintenant. Forets de bambous, bananiers, champs de mais et rizieres en terrasse , le paysage change imperceptiblement, l’altitude baisse, la chaleur monte, plus de 30 degres pour nous accueillir a Bhulbule ( 840m), petit village Tamang qui marque la fin de ce splendide periple pedestre. Ici, la route remplace le chemin, nous nous delestons de notre sac a dos, fourbus mais bien contents d’avoir vecu a deux une belle aventure. Un minibus nous amene a Besisahar, grand centre commercial. Une chaleur suffocante nous y attend, pres de 40 degres. De gros orages vont nettoyer le ciel pendant la nuit. Au petit matin, le ciel bleu et pur nous laisse encore entrevoir les montagnes himalayennes. Avant de rejoindre Katmandou, nous nous octroyons quelques jours de visite dans la deuxieme ville du Nepal, Pokhara. Ville plus agreable, avec son lac et son panorama grandiose sur le massif des Annapurnas. Visite au musee international de la Montagne. On y retrace notamment l’histoire de la conquete des sommets de plus de 8000 metres, l’Everest en particulier, qui ont fait et font encore maintenant l’objet des convoitises les plus folles. L’esprit a bien change de nos jours et nous avons pu encore nous en rendre compte ici au Manaslu. Cette visite est sans doute pour moi une maniere de tourner doucement une page, celle de ces 8000 qui m’ont fait tant rever. Chacun gravit son Everest, cherche son chemin. Mon Everest a moi aura ete d’avoir pu vivre pleinement toutes ces aventures sur ces magnifiques montagnes du Gasherbrum 2 , Gasherbrum 1 , Makalu et Manaslu, avec des fortunes diverses. Une infinite d’images et de souvenirs qui feront sans doute prochainement l’objet d’un livre.
D’autres montagnes nous tendent les bras maintenant.
A bientot pour d’autres aventures
Jean Luc
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Johan et Jean Luc ont pris ce vendredi avril une décision difficile sans doute, mais raisonnable : vers le – avril, ils quittent le camp de base pour effectuer le trekking de retour ou jours de marche nous permettront de rejoindre KATMANDOU, où nous négocierons un retour éventuel durant la dernière semaine d’avril.
Les raisons de cette décision sont multiples : la météo n’est pas bonne (17 jours de neige sur les 24 passés au camp de base). Hier une avalanche s’est déclenchée juste au pied du camp de base, a recouvert des tentes des expéditions coréenne et allemande, heureusement vides à ce moment là, et le souffle de l’avalanche est remonté jusqu’à notre campement. Etant dehors à ce moment là, on l’a pris de plein fouet.
La montagne est donc trop dangereuse pour le moment et il faudrait attendre une éventuelle stabilisation, pour le mois de mai. A ce moment, Jean Luc et Johan doivent être rentrés pour raisons professionnelles et … financières.
Par contre, Joao, qui est un professionnel, donc très expérimenté, prolonge son séjour jusqu’au moment où la montagne présentera des conditions plus favorables.
De toute façon, cela aura été une expérience que je vous ferai partager.
A bientot
Jean-Luc
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Camp à 6300m
Apres plusieurs jours d'attente, les choses avancent enfin en ce debut d'avril. Nous pensions descendre a Samagaon, mais l'arrivee de l'expedition coreenne en renfort et d'un temps plus clement nous ont permis ces derniers jours de progresser un peu plus vers le haut.
Jeudi 2 avril, matinalement, nous partons encordes a trois, ainsi que 3 coreens et leurs 2 sherpas, en direction du camp 1. Il nous faudra plus de cinq heures pour y arriver, apres s'etre relayes pour faire la trace dans une neige profonde jusqu'aux genoux, sur le glacier crevasse.Le camp 1 est situe sur un promontoire vers 5700 m, juste un peu au-dessus du col Naike. La vue s'ouvre magnifiquement vers le Nord, vers le Tibet et plus proche le Larkya peak ( 6250m). Il est possible de voir egalement tout le cheminement qui menera au camp 2 dans le labyrinthe de seracs qui descend du Pic Nord, et au-dela aussi vers le camp 3 par une rampe glaciaire. Apres y avoir dresse une tente, nous redescendons tous les trois, les coreens resteront dormir quant a eux au camp. La descente penible se fera dans une neige ramollie par la chaleur diurne vers 13 heures.
Apres un jour de repos vendredi, nous repartons a nouveau tous les trois, samedi matin, vers 5 h 30. Le soleil se leve aussi. Pour cette deuxieme montee, il ne nous faudra que 3 h 30 environ pour rejoindre le camp 1, ou nous passerons cette fois-ci une nuit afin de nous acclimater. Une nuit tres ventee et froide.
Dimanche 5 avril, Joao et Jean-Luc quittent le camp 1 vers 7 h. Le vent s'est calme, il fait grand bleu. Notre intention est de monter vers le futur camp 2. Johan nous attendra au camp 1. Nous profitons de la trace faite la veille par les 2 sherpas des coreens qui ont aussi installe quelques cordes fixes. Nous en rajouterons egalement quelques unes dans les endroits delicats. Nous croiserons les 3 coreens qui redescendent du camp 2 apres y avoir dormi ( maux de tete). En quatre heures d'effort, nous rejoignons ce camp situe vers 6300 m environ, sur un replat sous le col Nord. Le parcours s'est fait dans un dedale de seracs indescriptible! Redescente rapide au camp 1 en 1 heure pour rejoindre Johan puis retour a trois le jour meme au camp de base dans une neige encore plus ramollie. Durdur.Les crevasses apparaissent de plus en plus. Mefiance.
Ce lundi 6 avril, ceremonie de la Pujah, organisee par deux moines bouddhistes venus du monastere de Samagaon. La pujah est une celebration religieuse en vue de demander la benediction des dieux. Ces deux derniers jours, d'autres expeditions sont arrivees : une italienne et une allemande. D'autres suivront.
Prochaine etape, remonter au camp 2 pour y dormir et essayer d'aller un peu plus haut aussi vers le camp 3, vers 7000 m. Mais il faudra encore faire preuve de patience de nouveau avec la neige tombee cette nuit et annoncee les prochains jours par Victor, le routeur meteo.
Allez, on progresse.
Il y a pour rappel aussi un autre site de reference , celui du journaliste Aurelio Faria www.sic.pt/manaslu avec photos et film.
A bientot
Jean-Luc
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La Vie au CB…Une lecon de patience…
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Camp de base, altitude 4850m
Cela fait maintenant deux semaines que nous y avons installe nos penates…tentes personnelles, tente cuisine et tente mess. Le decor a bien change endeans ces 15 jours, avec une invitee quasi quotidienne, la neige! Elle qui s’etait parait-il montree discrete pendant l’hiver, la voici qui nous tombe sur la tete regulierement, et en grosse quantite souvent. Sans doute sommes-nous arrives trop tot…
Le camp de base est en fait situe sur le versant nord-est du Manaslu, la ou se deroule l’itineraire d’ascension par la voie normale, celle empruntee par des Japonais en 1956. Ce camp est accessible depuis le village de Samagaon (3500m) par un chemin d´abord bien trace dans une foret de coniferes et d’eucalyptus, traverse ensuite quelques torrents avant de se raidir brutalement et de remonter l’arete d’une ancienne moraine du glacier Manaslu.Pendant cette montee de 4 a 5 heures en bonnes conditions, la vue porte sur le splendide lac glaciaire qui s’est forme a l’extremite du glacier vers 3700 m environ. De couleur vert, il charrie encore a ce moment de l’annee d’enormes blocs de glaces , flottant tels des icebergs.
Du camp de base, le sommet lui-meme du Manaslu n’est pas visible ( c’etait cependant le cas depuis Samagaon). D’ici, il est en effet masque par le” Pinnacle Est”, cette pyramide rocheuse caracteristique, voisine du sommet de 100 metres environ, a peine moins haute et qui s’elance comme une fleche dans le ciel himalayen. Signe du rechauffement climatique, le glacier Manaslu, descendant pratiquement du sommet, a perdu de son volume. Il s’est litteralement scinde en deux branches , entre lesquelles le sous-bassement rocheux apparait maintenant en surface sur une longueur d’environ un kilometre. Plusieurs emplacements relativement plats existent sur cette partie rocheuse et morainique, entre 4800 et 4900 metres d’altitude environ,
Lors de notre arrivee precoce vers la mi-mars, cette zone de campement etait pratiquement depourvue de neige. Nous avions installe nos tentes sur la caillasse sans aucun souci, mais depuis donc, il a neige regulierement et meme abondamment, avec un record d’un metre en vingt-quatre heures, le 26 mars. Des lors, notre camp de base est enfoui dans un epais manteau neigeux uniforme, ou pratiquement plus aucun rocher ne surgit! Sur les 15 jours, il a neige ainsi 11 jours, excusez du peu… Souvent, il fait beau le matin, le soleil nous inonde de de lumiere des six heures, il surgit entre deux magnifiques montagnes: le Ganesh Himal ( 7400m) et le Shringi Himal ( 7200m). La reverberation solaire est intense. La temperature diurne peut monter vers 10 degres ( avec 40 degres sous la tente) , nocturne vers moins 10 degres. L’apres-midi et le soir, il fait nuageux et neigeux.
La grande “ corvee” matinale est souvent de liberer les tentes du poids neigeux qui s’est accumule dessus et de refaire des tranchees pedestres qui relient celles-ci. Nous leur avons meme donne des noms! A plusieurs reprises, nous sommes montes a trois ( les trois J : Joao, Johan et Jean-Luc) en direction du futur camp 1 : le premier monte en raquettes ( nous n’avons qu’une paire), les autres suivent tant bien que mal. De nombreuses avalanches descendent aussi des versants des montagnes environnantes, mais le camp de base est malgre tout securise.
Le plus haut point atteint actuellement est 5250 m, nous y avons laisse un depot ( un sac avec dedans une tente, pieux a neige et corde). Victor, le routeur meteo, pour diverses raisons, nous a quitte et nous enverra les previsions meteo depuis le Portugal, ou il se sent plus utile, comme il l’a fait lors des expes precedentes de Joao.Nous voici donc a trois, accompagnes de notre chef cook nepalais Kumar, qui nous concocte de bons repas energetiques, le Dal Bat national ( riz aux lentilles), des pates , pommes de terres, un peu de viande et des chapatis aussi. Il sera bientot seconde par un aide cook, Madan qui doit revenir prochainement en meme temps que notre officier de liaison. Une deuxieme expedition, coreenne, vient d’arriver ce lundi 30 mars. Suivront d’autres prochainement : russe, allemande, japonaise, espagnole et francaise… Cela facilitera sans doute la tache dans le trace de la voie.
D’ici quelques jours, nous descendrons peut-etre a Samagaon pour couper un peu le rythme de la vie au camp de base et reprendre un peu d’energie et d’oxygene…en bref se refaire une petite sante.
Note : au moment ou j’ecris cet apres-midi ce courrier dans la tente mess… devinez quoi… il neige.
Il y a aussi un autre site de reference , celui du journaliste Aurelio Faria www.sic.pt/manaslu
A bientot
Jean-Luc
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Déjà à 4850m, au camp de base
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En 8 jours de marche d'approche, nous avons remonté la vallée de BURIGANDAKI , depuis ARUGHAT BAZAR jusqu'à SAMAGAON, 8 jours d'une profonde richesse, tany au niveau de la variété des paysages , que deans la rencontre des populations locales.
Le beau temps était avec nous durant toute cette période. De SAMAGAON , petit village thibétain à 3500M , nous pouvons enfin admirer, le lundi 16 mars, pour la première fois , le MANASLU.
Jérémie et Ines nous quittent pour continuer le trek et tenter de franchir le LARKYA PASS(5200M) , tandis que Joao, Viktor et Jean luc, montent au camp de base, par un chemin raide, jusquà 4850M.
Nous sommes les premiers à y installer notre campement. Depuis notre arrivée mercredi 18 , il a neigé de plus d'1M en 3 jours
Le réseau Internet ne fonctionne pas non plus pour l'instant: problème de satellitte à régler.
Depuis dimanche 22 , il fait beau le matin , puis les nuages reviennent l'apès midi et aussi la neige. Ce lundi 23 , nous sommes partis à 3 faire la trace , avec l'aide de raquettes , sur la moraine enneigée, jusqu'à 5100M .Nous sommes les seuls pour l'instant sur cette montagne et attendons que d'autres expéditions arrivent: bientôt une coréenne et une espagnole . Ce lundi ,nous avons appris que Jérémie et Inès, avec leurs accompagnants népalais, ont réussi, malgré la neige, à franchir le LARKYA PASS. Prochainement, nous essayerons de monter un peu plus haut pour installer le camp 1 à 5700M
A bientot
Jean Luc
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Samedi 7 mars, de retour à Katmandou
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de retour a Katmandou, ce jeudi, je retrouve Joao arrive la veille avec son ami Vitor Baia. Vendredi, arrivee de Johan Perrier et aujourdhui samedi de Ines, l`amie de Joao et de Jeremie, le frere de Johan.
Vendredi, preparatifs des bagages a l`agence Khumbi-Ila chez Zimba, rencontre avec Miss Hawley au ministere du Tourisme pour obtenir le permis d`ascension. Nous sommes la premiere expedition de la saison printaniere.
Demain dimanche, une longue route en minibus de six heures nous transportera a Arughat Bazar, petit village a environ 150 km a l`ouest de Katmandou et point de depart du trek. Celui-ci nous menera au camp de base du Manaslu en dix jours, en remontant la vallee de la Budhi Gandaki. Pendant cette marche d`approche, nous traverserons des villages , des cultures en terrasse, des forets de rhododendrons ...Prochaines nouvelles sans doute au CB...
A bientot
Jean Luc
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Manaslu 2009, la montagne de l'esprit (8163)
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Namaste! En ce printemps 2009, du 5 mars au 15 mai , une petite expédition composée
de Joao Garcia , Johan Perrier, Vitor Baïa et moi-même ira tenter le Manaslu
sans apport d’oxygène artificiel.
Le Manaslu, c’est avant tout un coup de coeur. Sans doute l’un des plus
beaux sommets dépassant 8000 mètres du Népal, et même de tout l’Himalaya. C’
est la huitième plus haute montagne du monde, culminant à 8163m.
Qu’on la regarde par toutes les faces, cette montagne se dévoile sous de
multiples aspects, tantôt rocheux , tantôt glaciaires. L’accès au Manaslu ,
depuis Gorkha jusqu’à Sama , est probablement aussi une grande marche de
rêve, dans cet Himalaya encore sauvage et authentique.
Le Manaslu est situé entièrement au Népal, à une centaine de kilomètres à
peine au nord-ouest de la capitale Katmandu et à une soixantaine de
kilomètres à l’est de l’Annapurna. Le Manaslu semble tenir son nom du
transcrit tibétain « Manasa » qui signifie « Montagne de l'esprit ».
C’est au printemps 1956 que le Manaslu fut gravi pour la première fois, par
une expédition japonaise, par le versant nord-est , appelé à devenir la voie
normale : le 9 mai d’abord avec T. Imanishi et le Sherpa Gyaltsen Norbu, le
11 mai ensuite avec K.Kato et M.Higeta.
Plus de cinquante ans après sa première ascension , il reste relativement
peu gravi. A ce jour, un peu plus de trois cents alpinistes ont atteint le
sommet.
Dans une première phase, nous effectuerons, en guise d’acclimatation, une
marche d’approche d’une dizaine de jours, depuis Arughat Bazar pour remonter
lentement la vallée de la Buri Gandaki . Depuis Sama Gaon, nous rejoindrons
ainsi le pied de la montagne et installerons le camp de base vers 4800m.
Ensuite, l’ascension proprement dite avec installation des camps d’altitude.
L'itinéraire emprunté pour gravir le Manaslu sera celui de la voie
historique des Japonais par le versant nord-est. Enfin, le retour se fera
par la traversée du Larkya Pass , la descente de la Dudh Khola jusqu’à
Besisahar.
Dans la mesure du possible ,des nouvelles seront transmises sur ce site.
Informations et dossier complet www.jeanlucfohal.be ou sur www.joaogarcia.com
Jean-Luc
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